Sélectionner une page

Les mesures restrictives du gouvernement togolais pour contrer la propagation de la pandémie du Covid-19 ont certainement impacté la vie des Togolais, limitant leur mouvement et mettant à l’arrêt leurs activités. Cependant, sur le plan écologique, on peut dire que la nature en tire plutôt de grands avantages. L’agence nationale d’assainissement et de salubrité publique (ANASAP) s’en réjouit et affirme que la plage de Lomé est redevenue propre après avoir été envahie d’une armée de déchets. 

La crise du Covid-19, un mal pour un bien 

Pour l’ANASAP, cette crise sanitaire va permettre au paysage du littoral de reprendre son charme et son attractivité après environ un mois d’interdiction d’accès à la plage de la ville dans le cadre du dispositif imposé par le gouvernement de Faure Gnassingbé pour lutter contre la pandémie. C’est l’un des rares effets positifs de cette situation de crise sanitaire généralisée.

Cependant, tant que les habitudes des habitants ne changent pas, la fin du confinement annoncera la relance de la pollution tous azimuts, et il y a raison de s’inquiéter tant que les citoyens ne seront pas sensibilisés sur l’impact de leurs gestes quotidiens sur l’environnement. 

160 millions de FCFA pour le nettoyage de la plage de Lomé

Avant l’avènement de cette crise sanitaire, l’Agence nationale d’assainissement et de salubrité publique (ANASAP) avait prévu au début de cette année d’assigner 160 millions de FCFA rien que pour la plage de Lomé pour assurer son nettoyage. Cette enveloppe permettra l’acquisition une machine de nettoyage conçu pour les plages qui, en plus du nettoyage du sable, ramasse également les déchets.

Le projet prévoit également l’installation des toilettes publiques partout sur la plage et répartir des poubelles tous les 50 mètres de la côte. Une partie du budget alloué a été accordée par la Banque mondiale dont l’objectif est le soutien des populations des côtes ouest-africaines.