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Saviez-vous que la fabrication de ciment est l’une des activités industrielles les plus émettrices de gaz à effet de serre dans le monde ? Environ 40% des émissions provient de l’énergie nécessaire au procédé de production, contre 60% qui provient du calcaire qui libère du carbone quand il est transformé en ciment. Pleinement conscient de cet état de fait, le cimentier SCANTOGO (groupe Heidelberg Cement) compte remplacer les carburants fossiles (principalement le charbon) par de la biomasse. Le point.

La culture de la biomasse en phase d’expérimentation 

SCANTOGO a adopté une approche qui consiste en la culture de la biomasse, qui est aujourd’hui en pleine phase d’expérimentation sur un site de 3 ha. L’entreprise va utiliser des combustibles alternatifs dans son usine de Tabligbo, extraits de plants comme le miscanthus, une plante énergétique vivace et multifonction, en plus de l’ « elephant grass », une plante qui s’adapte à des milieux climatiques variés.

Selon Koamy Gomado, gestionnaire responsabilité sociétale de la fondation HC Togo, « avec cette expérimentation, on pourra mettre fin à l’usage des énergies fossiles telles que le charbon par la biomasse qui est une source d’énergie renouvelable et qui n’émet pas de gaz à effet de serre ».

Par ailleurs, selon une étude menée par la société, les déchets issus de l’huile de palme (fibres et coques) pourraient aussi être utilisés dans les fours de l’usine de production. L’objectif est de remplacer le calcium du clinker par le calcium des cendres de combustion de la biomasse.

Les populations locales impliquées 

SCANTOGO a pour ambition d’associer les populations à la production de la biomasse. Koamu Gomado estime en effet que l’entreprise aura besoin « d’une plus grande surface si ce projet pilote donne des résultats positifs. Les populations environnantes seront amenées à mener cette activité de culture de la biomasse dans leurs champs, au lieu de ne cultiver que des produits vivriers, si ce projet pilote marche. Ceci nous permettra de les aider par le même biais dans la diversification de leurs cultures et de leurs sources de revenus ».