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La pollution médicamenteuse est connue depuis 1976 avec la mise en évidence d’une pollution à la sortie d’une station d’épuration de Kansas City aux Etats Unis. Depuis, la conscience mondiale a fait son chemin avec par exemple la tenue en 2016 à Paris de la première conférence internationale sur les résidus de médicaments dans l’environnement.

Malheureusement, cette pollution invisible de l’eau est désormais partout et touche également notre beau pays du Togo (conjointement aux contrefaçons de médicaments contre lesquelles le gouvernement met en place des actions concrètes). Ensemble, faisons le point là dessus.

Médicaments, une pollution « invisible »

Qui pourrait penser que les médicaments pourraient être néfastes pour la santé ? C’est néanmoins le cas lorsque certaines molécules sont ingérées alors qu’elles ne sont pas prescrites. A titre d’exemple, que penser d’un hémophile qui consomme, sans le savoir, des anticoagulants ? Ou d’une personne souffrant de baisse de tension consommant des médicaments (contre son gré) contre l’hypertension ? C’est, en scénario moins catastrophe, ce qu’il s’est passé en Espagne lorsque des résidus de médicaments vétérinaires ont été retrouvés dans des petits pots pour bébés à base de viande.

La pollution médicamenteuse, en plus de simplement « souiller » notre environnement ou nos aliments, présente un réel risque pour la santé et il est tout à fait légitime de se demander si certaines afflictions actuelles ne seraient pas la conséquence de cette pollution…

Quelles pistes pour réduire la pollution dûe aux médicaments au Togo ?

Le traitement des déchets médicamenteux

La première piste est le traitement des déchets médicamenteux. Il faut absolument arrêter de jeter les médicaments à la poubelle et instaurer une filière de « recyclage » des médicaments. Par exemple, au lieu de les jeter, il est préférable de les faire collecter par son médecin ou son pharmacien. Le problème est qu’il n’y a aucun consensus national à ce sujet.

Sachez que si vous les jetez à la poubelle, ceux-ci seront soit incinérés (la moins pire des solutions, mais pollution de l’air quand même) soit enfouis et là vous pouvez être sûrs et certains que cette pollution finira par atteindre la nappe phréatique située en dessous et contaminera de fait tout ce qui en découle.

Une réglementation concernant l’éco toxicité des médicaments ?

Nous, défenseurs de l’environnement, rêvons d’une législation permettant de protéger la planète Terre et tous ceux qui vivent dessus. En ce sens, une loi obligeant les fabricants de médicaments à faire des tests sur leurs produits pour déterminer :

  1. la persistance dans l’environnement
  2. la toxicité sur l’environnement

Cela permettrait aux médecins de prescrire les médicaments qui sont le moins « bio accumulables » et les labos auraient ainsi tout intérêt à ne pas produire des substances trop « toxiques » ou « persistantes ».

La prudence, mère de sûreté en ce qui concerne la médication

La dernière piste, qui elle peut être mise en place immédiatement, est simplement de diminuer l’utilisation des médicaments. Lorsque l’on voit les pays occidentaux accros aux anti dépresseurs et autres anxiolytiques, il est évident qu’une prescription trop grande de médicaments est, à la fois un gaspillage, mais également contre productive.

Nous encourageons donc tout un chacun à n’utiliser la médication qu’en cas d’absolue nécessité et, lors d’une petite affection, reprendre les médicaments de nos grands mères, entièrement naturels.