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La pandémie de Covid-19 continue de s’étendre dans la majorité des pays du globe. Si les populations sont fortement impactées et doivent respecter des règles strictes de confinement, la planète et l’environnement profitent de cette situation pour prospérer et reprendre ses droits : l’eau des canaux de Venise est redevenue claire et les poissons reviennent, des dauphins s’aventurent dans les ports, un troupeau de cerf a été aperçu à Nara, une ville japonaise, et bien sûr, la pollution atmosphérique a largement diminué dû au limitation des déplacements de population.

Des émissions de gaz à effet de serre en baisse partout dans le monde

Les images satellites de l’observatoire de la Terre de la NASA montrent une baisse significative de la pollution en Chine et en Italie depuis le début de l’épidémie, les restrictions de voyage dans ces pays ayant stoppé le trafic aérien, ferroviaire et routier. En Terre du Milieu, les émissions de gaz à effet de serre ont diminué d’un quart au cours des deux dernières semaines. Dans le nord de l’Italie, « les niveaux moyens de concentration de NO2 (gaz émis par les pots d’échappement) ont été réduits de près de moitié en moyenne », a fait remarquer Vincent-Henri Peuch, du programme européen de surveillance de la Terre Copernicus.
L’Agence européenne pour l’environnement (AEE) signale un changement similaire à Barcelone et à Madrid, où les autorités espagnoles ont déclaré le confinement à la mi-mars. Quant aux autres pays ou régions confinés, notamment l’Argentine, la Suisse, la Belgique, la Californie, la France et la Tunisie, les spécialistes examinent les données pour voir si la tendance est similaire.

Cependant pour être tout à fait clair, moins de NO2 ne signifie pas nécessairement un air plus pur. Beijing a connu des épisodes de pollution dus aux particules fines en février, a rapporté l’Observatoire de la Terre de la NASA. L’air à Paris a également été jugé modérément pollué vendredi en raison de la présence de particules fines et de NO2, alors que la population était déjà confinée chez elle depuis trois jours. M. Peuch explique que la concentration de matières polluantes peut varier en fonction du temps. : « Certaines sources d’émissions, comme la production d’énergie et l’utilisation d’énergie dans les habitations, ne diminueront probablement pas de manière significative lorsque davantage de personnes devront rester à la maison ».

Le Togo ne fait pas exception

Même s’il n’existe pas encore de données analysées, il est fort à parier que le Togo aussi connaisse une baisse de la pollution atmosphérique dû aux mesures que le pays à pris pour limiter la propagation du virus. Suite au 23 cas, actuellement confirmés, le Togo a durci ses restrictions : toutes les frontières terrestres sont fermées, la fréquentation de la plage et de tout le littoral est interdite, les lieux de culte ne sont plus accessibles jusqu’à nouvel ordre. Selon le communiqué du gouvernement togolais, les cérémonies funéraires et les enterrements ne doivent pas rassembler plus de quinze personnes. De plus, les rassemblements sont limités à 100 personnes maximum.

Finalement, le confinement, en plus d’avoir pour effet de ralentir significativement la propagation du virus, a également un impact positif sur l’environnement, la faune et la flore dans le monde entier. Une situation qui donne à réfléchir et qui pousse à reconsidérer le rôle de l’humain dans son environnement. Peut être qu’au final, cette pandémie fera prendre conscience à tout à chacun que l’humanité fait partie d’un tout, en symbiose avec son environnement et qu’il faut donc en prendre soin et limiter le plus possible la pollution (étendre le télétravail, limiter le tourisme de masse, etc.).