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L’aventure Choco Togo débute en 2014, quand de jeunes étudiants togolais en agronomie, psychologie, informatique et anglais ont l’idée de lancer une coopérative de production de chocolat bio. Sélectionnés dans le cadre du FYSIC (Fair Young Sustainable Inclusive and Cooperative), qui dépend du programme européen « Jeunesse en Action » (Youth in the World), nos 6 jeunes entrepreneurs en herbe s’envolent pour l’Italie pour être formés en fabrication de chocolat traditionnel.

Des débuts difficiles

De l’avis de tous les grands entrepreneurs, on n’atteint le vrai succès qu’après une succession d’échecs. Les entrepreneurs qui réussissent sont ceux qui montrent le plus de résilience et ne baissent pas les bras aux premières difficultés. C’est le cas de le dire pour la « folie » Choco Togo. Folie car, au Togo, on ne consomme pas vraiment de chocolat. Le gros de la production de fèves de cacao est exporté en l’état à l’étranger. Mais rien n’arrête l’ambition des jeunes fondateurs de Choco Togo, même s’ils doivent creuser dans leurs propres deniers pour réaliser leur rêve. Ce qu’ils ont d’ailleurs fait, sans hésitation.
Ainsi, fraîchement diplômés de l’Université de Lomé, nos joyeux trublions démarrent l’aventure Choco Togo avec leurs fonds propres, et font face à de nombreuses difficultés à leur début. Production instable, marché quasi inexistant… le lancement de l’aventure n’est pas si simple. On les taxe même de fous ! « Lorsque nous avons lancé le plan de production de chocolat, beaucoup de gens ne nous croyaient pas. La plupart d’entre eux se moquaient de nous. Les gens disaient qu’on était fous », nous dit Komi Agbokou, l’initiateur du projet.

Ambition, foie, travail : la recette du succès de Choco Togo

Lors de ses débuts assez difficiles, Choco Togo n’arrivait pas à produire plus de 6 kg de chocolat par jour, et de manière irrégulière de surcroît ! Nathalie Kpanté, l’une des fondatrices de la coopérative et aujourd’hui responsable de la production et secrétaire du comité de gestion, révèle à propos de cette époque : « on pouvait parfois en produire (chocolat) trois fois par semaine, il n’y avait pas de véritable marché ». Voilà donc pourquoi on taxait l’aventure Choco Togo de « folle » : où est le marché ?
Eh bien s’il n’y a pas de marché, il faut en créer un ! C’est ce qu’a fait choco Togo, à coup d’événement dédiés pensés spécialement pour propager la culture du chocolat dans un pays qui en consomme très peu. En mars 2014, les jeunes entrepreneurs lancent la première édition de la Fête du chocolat au Togo. Pari gagné : l’événement connait la participation de centaines de personnes et sert de véritable déclic.
Peu de temps après, Choco Togo installe son site de production à Kpalimé, à 120 km de la capitale Lomé pour être plus proche des lieux de production du cacao. Aujourd’hui, l’entreprise y emploi plus d’une quarantaine de femmes dont le travail est la transformation de plus de huit kilos de cacao par jour. De fil en aiguille, Choco Togo séduit les clients étrangers, principalement européens, et participe à l’IGW de Berlin !